entreprendre avec le syndrome de l'imposteur

Entreprendre avec le syndrome de l’imposteur : 3 conseils + 1 exercice

Le syndrome de l’imposteur , tu connais ? J’imagine que oui. Car nous sommes une grande majorité à passer par là.

Surtout au début de notre aventure car le syndrome de l’imposteur tend à disparaître avec la croissance et la rentabilité de l’entreprise. C’est bien mais, en attendant, je fais comment pour entreprendre avec le syndrome de l’imposteur ?

Ce syndrome synthétise tous nos doutes d’entrepreneur : “Est-ce que je suis à la bonne place ? Suis-je vraiment compétent ? Qui je suis pour vendre tel service / produit ?”…

Déjà, on commence par comprendre que c’est une croyance. Une idée fausse selon laquelle on ne se sent pas aussi doué que ce que les autres pensent, ou bien de l’image qu’ils ont de nous. Explications.

La définition du syndrome de l’imposteur

Le syndrome touche environ 70% de la population selon une étude du Journal of Behavioral Science. Mis en lumière par deux psychologues américains, Pauline Rose Clance et Suzanne Ament Imes en 1978, le syndrome de l’imposteur se compose de 3 éléments  :

  • L’incapacité à s’attribuer une réussite. Lorsqu’on te félicite, tu réponds : « J’ai eu de la chance aussi… Et puis je n’y suis pas arrivé tout seul ! » ?
  • L’impression d’être surestimé (et donc de duper ton entourage) : « Ce que j’ai fait n’est pas SI incroyable que ça… », « N’importe qui aurait pu le faire… »
  • La peur d’être démasqué : « Un jour, ils vont tous se rendre compte que je ne suis pas au niveau… », “ j’ai peur qu’on me pose une question à laquelle je ne saurai pas répondre. ça me fait paniquer d’avance.”

Exactement ce que j’ai vécu à mes débuts avec mes premiers accompagnements d’entrepreneurs. J’étais hyper mal à l’aise à l’idée d’être prise en défaut sur un sujet. Depuis, j’ai compris que ça ne servait à rien. Je ne suis pas une encyclopédie sur pattes et ne peux pas tout savoir. Donc, c’est devenu ok pour moi de dire “je ne sais pas”. J’ai bien conscience que c’est aussi parce que je ne me sens plus débutante.

Pourquoi on ressent ça ?

C’est une question culturelle. L’école nous apprend à être de “bons élèves” et pas à savoir tester quelque chose, se planter, ajuster puis recommencer. C’est donc d’autant plus dur de se mettre dans cet état d’esprit adulte.

Le syndrome de l’imposteur vient aussi faire écho à notre rapport aux autres.

Et, je te le redis une fois de plus : C’est une croyance. Donc, une fausse perception de la réalité. 

entreprendre avec le syndrome de l'imposteur et le combattre

3 conseils pour développer ton entreprise avec le syndrome de l’imposteur

Scoop ! Tu vas devoir apprendre à entreprendre avec le syndrome de l’imposteur. Il ne disparaîtra jamais complétement. Et, il peut même être utile quand il te donne du bon stress au début d’un projet 😉

Mais s’il est bloquant, voici 3 conseils pour l’apprivoiser et lui faire moins de place dans ton quotidien.

Faire des listes

Lister toutes ses actions du quotidien comme poster sur les réseaux, écrire un article ou une newsletter ou le nombre d’accompagnement clients permet de constater objectivement les faits pour ainsi mieux mesurer ce que tu fais de ton temps ainsi que les effets cumulés.

Cette liste permet de visualiser ce que tu as réalisé toi et, personne d’autre.

Ainsi par exemple, je peux te dire qu’au premier trimestre, j’ai accompagné 61 entrepreneurs, publié 25 articles de blog, réalisé 7 lives questions / réponses sur Facebook et animé 6 rendez-vous entrepreneurs à La Bulle.

Tu peux aussi choisir de te focaliser plus précisément sur les actions que tu pensais impossibles à exécuter sans faire des boulettes ou sans lâcher le rythme. Et qui, pour être honnête, se révèlent être satisfaisantes pour tes clients et toi-même.

Ainsi, je suis assez surprise de constater que j’en suis déjà à 7 lives Facebook. Je n’ai pas toujours l’énergie d’allumer la caméra en mode “est-ce que ce que j’ai à dire est pertinent ? pfou, ça sert à rien tout ça…”. Et puis, la magie opère et je recommence.

Et, si tu es vraiment au début de ton aventure entrepreneuriale, tu peux aller puiser dans les succès de ta carrière professionnelle avant ta reconversion, ton enfance, ton adolescence… L’idée, c’est de lister toutes les plus belles choses dont tu es fier car ce n’était pas gagné d’avance.

Créer ton « love file »

L’important là, c’est de se créer un espace de réconfort, rassurance, bien-être quand les doutes t’assaillent.

Que ce soient des captures d’écran dans un dossier de ton ordinateur, un carnet de réussites et de compliments… l’essentiel est de garder tous les encouragements, félicitations et mots doux ! Que ce soient ceux de ses pairs ou ceux de tes clients !

Ils sont à consulter sans modération pour les jours de doute, de remise en question ou de blocage. Ils permettent d’avoir des mots concrets sur notre travail et de ressentir vraiment l’impact de nos actions quotidiennes.

Il y a évidemment les feedbacks et mots spontanés mais il y a aussi ceux que l’on demande pour faire le point à la fin d’un accompagnement ou d’une prestation. Oui, pense à demander régulièrement des avis à tes clients. C’est précieux pour ton syndrome de l’imposteur mais aussi comme preuve sociale pour tes futurs clients.

Dès que tu as l’impression de n’être bon à rien, replonge dans ce love file pour redevenir objectif quant à tes compétences et faire le plein de confiance.

Passer à l’action et t’entourer

La procrastination, c’est le dada du syndrome de l’imposteur. Par peur du regard des autres, d’échouer ou de ne pas être à la hauteur des attentes de tes clients, tu repousses – parfois de manière inconsciente – le moment où tu vas vraiment commencer à rendre ton projet visible.

Résultat, tu accumules encore plus de doutes.

Alors que si tu te dis « je vais faire mon possible pour mener cette mission à son terme « , tu te débarrasses d’un discours perfectionniste et défaitiste au profit d’une pensée positive, réaliste, et terriblement plus génératrice d’énergie !

Oui, ça paraît un peu contre intuitif mais l’action est le meilleur remède contre la peur.

Plus tu vas parler de ton business (et pas de ton petit projet), communiquer, échanger avec des pairs, plus tu vas prendre confiance en toi et en ce que tu es en train de créer.

Oui, c’est dur. Alors, entoure-toi.

Que ce soit avec d’autres entrepreneurs, via un réseau formel ou non, par un coach ou un mentor… Trouve le modèle qui te convient et appuie toi dessus pour dépasser ce blocage du syndrome de l’imposteur. L’entourage est une vraie force car il saura t’apporter un autre regard. Plus objectif et factuel.

Il saura aussi faire taire la petite voix intérieure qui vient semer le doute quand tu te compares aux autres.

Et, n’oublie pas, comme je le dis toujours à mes coachés, Il te suffit d’être un pas en avance par rapport à ton client pour pouvoir avoir la légitimité de l’accompagner et la possibilité de l’aider.

C’est d’ailleurs exactement ce qu’il s’est passé avec Aurélie. Elle est arrivée à notre premier rendez-vous avec des doutes « euhhhh, nous avons le même âge, le même cursus, des expériences professionnelles équivalentes Tu vas m’apporter quoi ?. Un peu décontenancée, je lui ai dit que « contrairement [à elle], j’étais déjà les deux pieds dans l’entrepreneuriat depuis 18 mois. J’avais forcément appris quelques trucs que je pouvais lui transmettre si elle était ok pour poursuivre. » Et, c’est ce que nous avons fait pendant 3 mois. Cet accompagnement a été challengeant, je ne te le cache pas mais quelle joie de lire sa recommandation ! ⤵️

Avis Aurélie M. Syndrome de l'imposteur

Exercice : Analyse vraiment tes réussites

Tu peux soit décider de dédier un carnet à tes réussites ou créer une page dédiée dans ton Bullet journal.

L’idée ? Noter chaque victoire. Même infime ou petite.

Et, pour déjouer ton cerveau qui va dire que tu as eu « de la chance », tu peux compléter par :

  • le contexte, la description de la situation (un avis, un commentaire, l’accord d’un client..)
  • la cause que tu attribues spontanément (chance, hasard, équipe…)
  • la cause réelle (maîtrise d’un logiciel, créativité, partage de valeurs…)

A force, les faits vont parler d’eux-mêmes ! Et, te féliciter consciemment permet de reprogrammer ton cerveau en mode « victoire = j’ai fait du bon travail, continuons comme ça » et va te permettre de générer encore plus de réussite et d’accroître ta confiance en toi. Et là, on rentre dans un cercle très vertueux.

A toi dans les commentaires, comment fais-tu pour entreprendre avec le syndrome de l’imposteur ?

Et si tu veux la synthèse de cet article en une vidéo (très) drôle, c’est par là >> Shorts Youtube du syndrome de l’imposteur !

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